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Appel à la Diaspora   22/11/2006

Appel

adressé aux héritiers des survivants du Génocide arménien en exile 
pour créer un organe représentatif plénipotentiaire


Prenant en considération que

– après l’occupation de l’Arménie par les Turcs pendant des siècles,les Arméniens, soumis aux persécutions incessantes et aux massacres en masse, notamment sous le règne du Sultan Hamid, furent contraints de quitter leur Patrie et trouver refuge dans différents pays du monde,

– la situation des Arméniens devenait de plus en plus menacée, et les appels des leaders du peuple arménien commencèrent à être entendus à travers le monde,

– sous les pressions extérieures, le gouvernement ottoman avait promis des réformes en Arménie Occidentale, ce qui aurait créé les conditions d’une solution pacifique à la question arménienne, sous le contrôle de la Russie, de la France, et de l’Angleterre.

En certifiant le fait que

– malgré une longue période d’occupation de l’Arménie et des persécutions atroces la majeure partie des Arméniens, avant la Première Guerre Mondiale, vivaient encore dans les régions de l’Arménie Occidentale. Ils étaient les habitants légitimes, depuis des millénaires, du Plateau arménien,

– les Arméniens étaient privés de structures d’autodéfense et de sécurité nationale. Dans les moments cruciaux, ils étaient forcés de compter sur les grandes puissances. Mais, à cause des conflits entre ces puissances, les Arméniens se sont retrouvés sans défense, dans ces moments critiques,

– profitant de la Première Guerre mondiale, les autorités ottomanes ont perpétré le premier génocide de l’histoire contemporaine, ce qui a coûté la vie à un million et demi d’Arméniens,

– le nombre exact des Arméniens restés dans leur Patrie historique n’est pas connu. Selon certaines statistiques il y aurait, actuellement, environ 2 à 3 millions de descendants des Arméniens occidentaux turquisés et islamisés de force, quand aux descendants directs des Arméniens occidentaux, ils sont quelque 7 millions dans le monde,

– même après le Génocide, il y avait encore la possibilité de punir ses organisateurs, et les conditions étaient encore favorable pour le réveil national et de l’Etat. La Turquie était vaincue, le tribunal de Constantinople avait condamné les leaders des Jeunes Turcs à la peine de mort par contumace. Le 10 août 1920 par le traité de paix de Sèvres, la Turquie, comme les pays alliés, reconnaissait l’indépendance de l’Arménie dans les vilayets (provinces) d’Erzeroum, de Trébizonde, de Van, de Bitlis avec l’accès sur la mer Noire, en confiant au Président des Etats-Unis le soin de préciser les frontières et de démilitariser les territoires voisins turcs,

– pour faire valoir leurs droits, les représentants des Arméniens occidentaux ont organisé deux congrès à Erevan en 1917 et en 1919. Malgré les efforts, il n’a pas été possible de former un gouvernement unifié composé des représentants des Arméniens occidentaux et orientaux. Pour résoudre leurs problèmes dans les cadres des structures gouvernementales de la République d’Arménie, 12 députés occidentaux, élus par l’Organe exécutif créé pendant la session du Deuxième congrès, ont fait partie du Parlement de la République d’Arménie,

– le coup d’État antirévolutionnaire d’octobre en Russie, l’abandon par les dirigeants soviétiques des intérêts russes et de la fédération, l’inconséquence des grandes puissances, la faiblesse de la Ligue des Nations, la faiblesse des Arméniens ont permis aux Turcs de renoncer à leur responsabilité. De surcroît, les forces revanchistes qui avaient pris le pouvoir en Turquie grâce à l’aide des bolcheviques, on rejeté les conditions du traité de Sèvres concernant les Arméniens. Kemal Atatürk a de nouveau envahi l’Arménie Occidentale. Puis les Turcs, les bolcheviques, et les Tatars du Caucase (les Azerbaidjanais) ont partagé entre eux l’Arménie Orientale : Nakhitchevan, Kars et le Kharabagh, en ne laissant aux Arméniens, en tant qu’Arménie soviétique, qu’une partie de la région (nahang) d’Erevan,

– le dernier effort de résoudre la question arménienne, au moins partiellement, a échoué pendant la conférence de Lausanne, quand les dirigeants turcs ont refusé catégoriquement le retour, dans leur foyer, des rescapés arméniens occidentaux,

– nombre de pays et d’organisations ont reconnu officiellement le Génocide des Arméniens, et le 18 juillet 1987 le Parlement européen a exigé du Conseil de l’Europe d’exercer une pression sur le gouvernement turc afin qu’il reconnaisse le Génocide des Arméniens de 1915-1917 et qu’il contribue à l’instauration d’un dialogue entre la Turquie et les représentants plénipotentiaires des Arméniens. .

En partant du fait que

– faute de certaines raisons objectives et subjectives les Arméniens occidentaux n’ont pas pu, malheureusement, créer et garder un organe représentatif plénipotentiaire, pour défendre leurs droits,

– la définition des tâches et des devoirs entre les différentes parties des Arméniens contribuera à l’efficacité de la solution des problèmes nationaux, à l’amélioration des relations entre l’Arménie et ses voisins qui, à son tour, diminuera sa dépendance géopolitique,

– la République d’Arménie d’aujourd’hui, qui s’est formée après la deuxième chute de l’Empire russe soviétisé, sur une partie de l’Arménie Orientale, dans le territoire de l’Arménie soviétique et qui est deux fois plus petite que la Première République d’Arménie, n’est pas de jure l’héritière de la Première République. En conséquence, la République d’Arménie actuelle n’est pas mandatée par les organes représentatifs des Arméniens occidentaux de représenter leurs intérêts, et elle n’est pas capable d’assumer la responsabilité de résoudre les problèmes concernant le destin et l’avenir de l’Arménie Occidentale et des héritiers des Arméniens occidentaux,

– pour l’instant, il est inutile d’espérer des solutions qui sont hors des capacités de la République d’Arménie d’aujourd’hui, dont les devoirs et les préoccupations immédiates sont d’assurer la sécurité, le développement et le bien-être de la République, tout en faisant face aux prétentions de l’Azerbaïdjan concernant l’Artsakh et autres territoires.

Le groupe d’initiative estime qu’il est impératif (avec retard) de fonder, par les descendants des survivants du Génocide, les Organes représentatifs plénipotentiaires (l’Assemblé Nationale, le Conseil National, les Commissions), en organisant un Congrès des Arméniens occidentaux.

Le Groupe d’Initiative, en se basant sur les retentissements potentiels de ce Message, convoquera la première session de la Commission Organisatrice le 9-10 décembre 2006 à Sèvres (Région parisienne).

La Commission Organisatrice élaborera le scrutin, l’ordre du jour, les projets des documents à signer du congrès préparatif, décidera le lieu et la date du congrès. Le congrès préparatif élira un Conseil National provisoire avec ses Commissions. Le Conseil National provisoire organisera des élections des délégués dans tous les territoires où habitent les Arméniens occidentaux. Lors du congrès qui suivra, les délégués, élus par les élections démocratiques, créeront l’Assemblée Nationale représentative plénipotentiaire des Arméniens, avec ses Commissions indispensables.

Pour la définition des buts et des problèmes des Organes représentatifs plénipotentiaires des descendants des survivants du Génocide, nous estimons qu’il est important de présenter les thèses suivantes proposées par le Groupe d’Initiative :

  • élaborer et réaliser des projets pan arméniens qui contribueront au renforcement de la structure de l’Etat existant actuellement, y compris au développement et au renforcement rapide de l’Artsakh, à l’amélioration du niveau de vie du peuple, à l’instauration d’une vraie démocratie, à l’organisation du rapatriement, et à la défense des droits des Arméniens au niveau mondial,
  • présenter directement les droits et les revendications légitimes des Arméniens occidentaux devant les instances internationales, mener des pourparlers avec les pouvoirs turcs et les autres parties intéressées ayant pour but la reconnaissance, la condamnation du Génocide, la compensation des dommages et le retour des territoires confisqués de l’Arménie Occidentale,
  • assurer le retour, en toute sécurité, des descendants des Arméniens occidentaux dans leur patrie historique, l’Arménie Occidentale,
  • contribuer à la formation de la Pensée Politique Arménienne contemporaine en se basant sur un examen réaliste et scientifique de l’histoire politique arménienne des deux derniers siècles. En estimant les pertes et les victoires dans les empires ottoman, russe, soviétique et dans la Diaspora, cette nouvelle pensée politique sera la base de la nouvelle mentalité et de la nouvelle conduite à suivre, elle aura pour but d’éviter les pertes et les échecs pour garantir de nouvaux succès,
  • contribuer à la formation du Facteur Arménien Autonome dans la vie internationale, qui reflétera la création des forces politico financières, basées sur l’alliance des valeurs intellectuelles et financières arméniennes. Ce qui permettra la participation active des Arméniens de l’étranger à la formation de ce facteur et, en fin de compte, donnera la possibilité au peuple d’être le maître de son destin.

 Groupe d’Initiative

Abramian Ara 
Aprahamian Nareg 
Achdjian Gérard 
Chalabyan Avetik
Dadrian Vahakn 
Danielyan Anushavan (as a private person)
Demoyan Haik
Gejvandov Eduard 
Guréghian Jean Varoujean 
Haigazian Eduard 
Jigarkhanian Armen
   Kaputikyan Silva +
Kerkiacharian Hakop
Koutcharian Gerayr
Kotanjian Haik (as a private person)
Maghoian Nune 
Marashlyan Vardan 
Melikyan Vahan 
Mikaelyan Karen 
Mkrtumyan Aram 
Petrosian Vachagan 
Sarafian Gevorg 
Sargisyan Sos
Shirikyan Artashes
Sirapian Jean Varoujan
Tarasov Artem
Tashchian Vardan
Tchknavorian Arshaluis
Zargaryan Igor 
Zargaryan Rouben 
Zeituntsyan Perch

Ceux qui veulent avoir des informations plus détaillées et prendre part aux travaux de préparation et d’organisation du Congrès, peuvent s’adresser aux représentants du Groupe d’Initiative par les adresses suivantes :

Karen Mikaelyan tel. +7 495 102-32-97 Tel/fax +7 495 744 08 23 
e-mail: vestnic@postman.ru

Jean Varoujan Sirapian tel.-fax +33 (0)1 43 75 42 85, 
e mail: contact@tchobanian.org

Vardan Tashjian tel. +961-1-243217,
e-mail: yeraz@cyberia.net.lb

Arshalus Tcheknavorian tel. +43-1-1-96104081
e-mail: e.asenbauer@chello.at

Vahan Melikyan tel. +3741-0-27 01 95, +3741-091 30 54 85
e-mail: v_melikyan@mail.ru


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