Le principe de réalité

par | 25 Mai 2026 | Tribunes libres

Le pêché d’orgueil est toujours puni. L’Occident, depuis la Seconde Guerre mondiale, a accepté d’être dominé par un pays, les États-Unis d’Amérique. Jusqu’en 1989, cette gouvernance autoritaire satisfaisait les États de l’Europe occidentale, dont l’ambition mondiale s’était éteinte avec leur effondrement militaire, moral et politique, résultant du conflit. Ils y trouvaient l’intérêt de la sécurité et la possibilité de l’orientation des budgets vers d’autres domaines que les sujets militaires. Leur ambition se résumait au développement consumériste et à l’onirisme d’une union de plus en plus étroite, vassale fidèle de Washington.

 

Il est vrai que les États-Unis avaient été enfantés par l’Europe et qu’une proximité civilisationnelle demeurait. Certes la défense était nécessaire face à l’URSS, mais elle se voulait commune. L’essentiel se voyait toutefois porté par le maître étatsunien. Au travers de l’OTAN, chacun d’eux apportait son humble contribution à la sécurité de cet Occident qui, depuis des siècles, avait régenté le monde. En réalité la guerre générale sous la menace nucléaire était devenue théorique. Le rêve ainsi permis d’une fusion des États de l’Europe, initialement occidentale, au nom de la préservation de la paix, amena les États membres de cette réunion à s’affaiblir…

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