Comment nous avons cessé de considérer l’avenir comme une trahison du passé
Pendant la majeure partie du siècle dernier, le mot « réconciliation » a été considéré comme suspect dans le contexte turco-arménien. C’était un sujet dont les élites discutaient à voix basse dans les salles de conférence, mais auquel les gens ordinaires ne faisaient pas confiance. Pour la plupart des Arméniens, cela ressemblait à une capitulation, une invitation à oublier les morts en échange de vagues promesses commerciales et touristiques. Pour de nombreux Turcs, elle ressemblait à une accusation, une brèche qui aboutirait à des reproches, à la honte et à des poursuites judiciaires sans fin. Entre ces deux craintes, le mot est devenu toxique, et toutes les tentatives majeures de réconciliation ont échoué lamentablement. Chaque échec a renforcé l’idée que la réconciliation elle-même était…
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