Varouj Pogharian est né à Addis-Abeba, en Éthiopie. Il est issu d'une lignée dont les grands-parents sont nés à Van et à Arapkir. Son grand-père paternel a fui Arapkir lors des massacres d'Abdul Hamid. Son grand-père maternel a fui Van en 1915 et s'est retrouvé dans un orphelinat arménien à Jérusalem. Le roi Ras Tafari, qui fut couronné empereur Haile Selassie lors de sa visite à Jérusalem, assista à une représentation d'une fanfare composée de jeunes garçons arméniens. Lorsqu'il apprit que ces garçons étaient orphelins, il en emmena 40 en Éthiopie afin qu'ils puissent former la première fanfare impériale. Les orphelins sont venus grossir les rangs de la petite communauté arménienne qui avait trouvé refuge dans ce pays chrétien. Varouj a émigré au Canada à l’âge de 18 ans. Il a fait carrière au sein du gouvernement canadien. Il est aujourd’hui à la retraite en Colombie avec son épouse colombienne. Varouj parle arménien avec beaucoup de fierté à ses enfants adultes, Vartan et Karin. Il a écrit un roman historique sur la Colombie intitulé « Dancing in a Cemetery » (Danser dans un cimetière) et espère qu’un jour, il en sera tiré un film. Il écrit actuellement un roman historique sur les Arméniens. Son plus grand souhait à ce stade de sa vie est de voir l’État turc reconnaître sa responsabilité dans le génocide afin d’ouvrir la voie à la réconciliation entre Arméniens et Turcs.